Consommation: le «neo-retro» a la cote!

Publié le par Adrien Ramelet

Le semaine dernière, le magazine Capitaldiffusé chaque dimanche soir sur M6 consacrait plusieurs reportages à la tendance du retro en matière de consommation. A travers l’exemple des biscuits Lu ayant traversé les époques et les générations, ou encore cette tendance des constructeurs automobiles à s’inspirer du passé.

Au fond, Capital nous proposait un focus sur une tendance en matière de consommation en plein essort.

 

Le retro, cette tendance qui consiste à faire du neuf avec du vieux selon l’expression considérée, a en effet le vent en poupe!
Que ce soit la grande distribution comme Monoprix avec ses publicités et emballages de produits qui rappellent les produits d’autrefois, ou encore les constructeurs automobiles2, le retro est partout.

Il y a en a pour tous les âges, toutes les générations. Derrière cette tendance qui peut plus aisément être qualifiée de «neo-retro», se cache en réalité un réel besoin des consommateurs.

 

En effet, les consommateurs même s’ils sont friands d’innovations technologiques permettant d’améliorer leur quotidien, ne vivent pas moins avec l’idée selon laquelle la technique est en phase d’aboutissement. Même si des dizaines et même centaines d’innovations technologiques sont créées chaque jour dans le monde, les consommateurs sont arrivés à un point de suffisance. Pour eux, la technologie comble suffisamment leurs besoins actuels. 

D’où cette tendance à se tourner vers le passé pour faire le présent mais aussi préparer l’avenir. 

Le «neo-retro» serait pour les générations les moins à l’aise avec la technologie, un rempart contre les peurs générées par l’aspect nouveau de la technologie. 

 

Faut-il un voir dès lors un phénomène de repli sur soi en pleine crise du lien social associée à la montée de l’individualisme? Au contraire, le «neo-retro» fédère les générations. Car là est sa véritable force!

Si certains peuvent se sentir exclus des innovations technologiques au profit de la génération Y plus sensible et plus habile avec les technologies, le «neo-retro» transcende les générations.

Jeunes et moins jeunes, classe moyenne, professions intellectuelles supérieures, ouvriers etc. Tous les âges et toutes les catégories adoptent le «neo-retro».

Pour les plus âgés, le «neo-retro» leur rappelle le passé, ce qui en des temps d’incertitude économique a un effet sécurisant, rassurant. Rien de tel qu’un retour vers le passé pour mieux aborder le futur. 

 

Du côté des industriels, des producteurs, l’enjeu est surtout marketing. En jouant sur le côté passionnel du consommateur, les industriels font appel aux souvenirs du consommateur. Un moyen de faire devantage adopter leur produit, et donc de l’acheter par préférence à tout autre produit.

Même si certaines analyses prédisent à l’avenir un consommateur plus rationnel3.

 

Le «neo-retro» illustre ainsi une tendance actuelle et répandue en matière de consommation. Comme le disait Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes: «Qui contrôle le passé contrôle l’avenir». 

 

Adrien RAMELET.

 

 


1. Capital, M6, 17.02.2013: http://www.m6.fr/emission-capital/17-02-2013-le_retro_pourquoi_ca_peut_rapporter_gros/


2. "Automobiles : les grands succès du rétro", Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/09/20005-20120509DIMFIG00734-automobiles-les-grand-succes-du-neo-retro.php

 

3. "Le consommateur de demain ? Plus âgé, plus connecté et rationnel", Le Monde, 25.11.2012, http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/11/28/le-consommateur-de-demain-plus-age-plus-connecte-et-rationnel_1797267_3238.html

Publié dans Economie

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