Vendredi 22 février 5 22 /02 /Fév 11:19

Le semaine dernière, le magazine Capitaldiffusé chaque dimanche soir sur M6 consacrait plusieurs reportages à la tendance du retro en matière de consommation. A travers l’exemple des biscuits Lu ayant traversé les époques et les générations, ou encore cette tendance des constructeurs automobiles à s’inspirer du passé.

Au fond, Capital nous proposait un focus sur une tendance en matière de consommation en plein essort.

 

Le retro, cette tendance qui consiste à faire du neuf avec du vieux selon l’expression considérée, a en effet le vent en poupe!
Que ce soit la grande distribution comme Monoprix avec ses publicités et emballages de produits qui rappellent les produits d’autrefois, ou encore les constructeurs automobiles2, le retro est partout.

Il y a en a pour tous les âges, toutes les générations. Derrière cette tendance qui peut plus aisément être qualifiée de «neo-retro», se cache en réalité un réel besoin des consommateurs.

 

En effet, les consommateurs même s’ils sont friands d’innovations technologiques permettant d’améliorer leur quotidien, ne vivent pas moins avec l’idée selon laquelle la technique est en phase d’aboutissement. Même si des dizaines et même centaines d’innovations technologiques sont créées chaque jour dans le monde, les consommateurs sont arrivés à un point de suffisance. Pour eux, la technologie comble suffisamment leurs besoins actuels. 

D’où cette tendance à se tourner vers le passé pour faire le présent mais aussi préparer l’avenir. 

Le «neo-retro» serait pour les générations les moins à l’aise avec la technologie, un rempart contre les peurs générées par l’aspect nouveau de la technologie. 

 

Faut-il un voir dès lors un phénomène de repli sur soi en pleine crise du lien social associée à la montée de l’individualisme? Au contraire, le «neo-retro» fédère les générations. Car là est sa véritable force!

Si certains peuvent se sentir exclus des innovations technologiques au profit de la génération Y plus sensible et plus habile avec les technologies, le «neo-retro» transcende les générations.

Jeunes et moins jeunes, classe moyenne, professions intellectuelles supérieures, ouvriers etc. Tous les âges et toutes les catégories adoptent le «neo-retro».

Pour les plus âgés, le «neo-retro» leur rappelle le passé, ce qui en des temps d’incertitude économique a un effet sécurisant, rassurant. Rien de tel qu’un retour vers le passé pour mieux aborder le futur. 

 

Du côté des industriels, des producteurs, l’enjeu est surtout marketing. En jouant sur le côté passionnel du consommateur, les industriels font appel aux souvenirs du consommateur. Un moyen de faire devantage adopter leur produit, et donc de l’acheter par préférence à tout autre produit.

Même si certaines analyses prédisent à l’avenir un consommateur plus rationnel3.

 

Le «neo-retro» illustre ainsi une tendance actuelle et répandue en matière de consommation. Comme le disait Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes: «Qui contrôle le passé contrôle l’avenir». 

 

Adrien RAMELET.

 

 


1. Capital, M6, 17.02.2013: http://www.m6.fr/emission-capital/17-02-2013-le_retro_pourquoi_ca_peut_rapporter_gros/


2. "Automobiles : les grands succès du rétro", Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/09/20005-20120509DIMFIG00734-automobiles-les-grand-succes-du-neo-retro.php

 

3. "Le consommateur de demain ? Plus âgé, plus connecté et rationnel", Le Monde, 25.11.2012, http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/11/28/le-consommateur-de-demain-plus-age-plus-connecte-et-rationnel_1797267_3238.html

Par Adrien Ramelet - Publié dans : Economie
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Dimanche 9 décembre 7 09 /12 /Déc 16:21

Le 13 novembre dernier, le Centre de Culture Numérique de l’Université de Strasbourg accueillait la première conférence du cycles « Les rendez-vous de l’économie numérique.»

Cette conférence, réunissait plusieurs experts du droit de l’économie numérique, à savoir Laure Marino, professeure agrégée à l’Université de Strasbourg et responsable du M2 droit de l’économie numérique; Me Aurélie Klein et Me Romain Perray avocats au barreau de Paris.

Le numérique a assurément une place essentielle au sein de notre société, Laure Marino ayant employé une formule on ne peut plus claire: « Nous vivons désormais dans la société numérique. »

Les traces que va laisser chaque internaute sur internet peuvent parfois mettre en danger cet internaute, de telle sorte qu’effacer ces traces mêmes infimes peut s’avérer très difficile. A ce titre, on parle d’identité numérique, qui parfois se confond ou même se juxtapose à l’identité physique. La frontière entre vie privée et vie numérique n’existant même parfois plus du tout.

« Sur internet rien ne s’efface. Le secret est impossible » pour Laure Marino.

Si l’internaute en tant que personne physique est un être faible, il ne faut pas oublier que les personnes morales sont elles aussi vulnérables.

C’était tout le sens de l’intervention de Me Aurélie Klein. Tout le rôle de l’entrepreneur va consister à rassurer le consommateur sur l’utilisation des données personnelles, à tel point que cela peut même parfois devenir un argument commercial.

De plus, il incombe aussi à l’entrepreneur de protéger ses salariés, ceux ci devant en effet être informés de tout outil permettant de collecter des données personnelles. C’est tout le rôle du Correspondant Informatique et Libertés (le CIL). Même s’il n’est pas obligatoire dans les entreprises notamment les TPE et PME qui pourrront éprouver quelques difficultés à nommer un CIL, il n’en demeure pas moins que « le CIL joue un rôle de détecteur de problèmes. »

L’enjeu est essentiel pour les TPE et PME: assurer au mieux la protection des salariés des dérives possibles liées à la collecte et à l’utilisation des données personnelles.

Me Perray à quant à lui rappelé les 4 droits essentiels concernant les données personnelles: droit d’opposition, droit d’accès, droit de rectification et droit de suppression.
Pour Me Perray, « le juge judiciaire a du mal à prendre en compte et à appréhender la loi Informatique et Libertés. »

Outre la voie contentieuse, il sera possible pour une entreprise ou une personne physique victime d’une collecte ou d’un traitement illégal de données personnelles, de saisir la CNIL, qui à l’origine ne disposait pas d’un pouvoir de sanction.

Les données personnelles sont un des enjeux les plus importants du XXIe siècle et pour le juriste les réflexions sont nombreuses et nécessaires. Elles sont «le carburant de l’économie numérique» selon l’expression employée par Laure Marino.

Pour les TPE et PME, montrer l’exemple sera essentiel en matière de protection des données personnelles. C’est aussi la tâche du juriste que d’assister les TPE et PME dans cette mission, tâche qui assurément est facilitée par la tenue de telles conférences permettant à chacun, à chaque acteur du numérique de se saisir de son destin.

Article rédigé pour Tonus Eco

Par Adrien Ramelet - Publié dans : Droit
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Dimanche 9 décembre 7 09 /12 /Déc 16:17

Depuis 2003, les entrepreneurs individuels ont la possibilité de protéger leur résidence dite principale. 
Concrètement, il s’agit pour l’entrepreneur individuel de rendre insaisissable sa résidence principale. Ainsi, sa résidence principale ne pourra être saisie aux fins de règlements des dettes liées à son activité entrepreneuriale. 


Cette protection est bien entendu destinée à protéger la vie familiale de l’entrepreneur individuel, car sa résidence principale constitue le logement de famille donc nécessaire à sa vie de famille. Il est parfaitement concevable que l’épouse d’une entrepreneur individuel n’ait pas à supporter les risques liées à l’activité professionnelle de son époux, même si le droit des régimes matrimoniaux permet d’opter pour un régime de séparation.

Cette protection accordée à la résidence principale de l’entrepreneur individuel s’est renforcée avec la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008 qui a étendu l’insaisissabilité de la résidence principale à tous les biens immobiliers non utilisés pour l’activité de l’entrepreneur.

Cette insaisissabilité devra être enregistrée auprès d’un notaire qui, au moyen d’un acte notarié constatera l’insaisissabilité de la résidence principale, puis portera l’acte à la connaissance des tiers au moyen de diverses publications spécifiques.

Pour l’entrepreneur individuel, cette insaisissabilité ne bénéficiera que pour les dettes liées à son activité d’entrepreneur individuel nées après la déclaration d’insaisissabilité. Cela est purement logique, car admettre une certaine rétroactivité des effets de la déclaration d’insaisissabilité aurait permis à l’entrepreneur d’organiser une éventuelle fraude aux droits de ses créanciers.

Avec une telle possibilité, les créanciers ne seront pas démunis pour faire recouvrir les éventuelles dettes liées à l’activité de l’entrepreneur individuel. Il ne s’agit nullement d’organiser légalement une fraude à leurs droits. Bien au contraire, il s’agit de distinguer ce qui relève ou non du patrimoine composant l’actif de l’entrepreneur individuel.

D’ailleurs, l’EIRL permet outre cette possibilité d’insaisissabilité, d’affecter une partie du patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel à son activité entrepreneuriale. Il protège ainsi ses biens personnels en cas de dettes.

Ces possibilités contribuent en fait à mettre de l’ordre dans le patrimoine de l’entrepreneur individuel, car ce qui règne le concernant, c’est une confusion de son patrimoine personnel et de son patrimoine individuel qui forment une seule masse de biens.

Avec ces deux techniques, le législateur a voulu rétablir la clarté dans le patrimoine de l’entrepreneur individuel, afin de lui permettre de mieux exercer son activité professionnelle.

Article rédigé pour Tonus Eco

Par Adrien Ramelet - Publié dans : Droit
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Dimanche 9 décembre 7 09 /12 /Déc 16:14

Définie à l’article L110-1.10° du Code de commerce, la lettre de change peut être définie comme l’acte de commerce par lequel une personne (le tireur) donne l’ordre de à une autre personne (le tiré), de payer à une troisième personne (le bénéficiaire)un somme d’argent à une date déterminée.

Concrètement, un vendeur (le tireur) va vendre des marchandises à un acheteur (le tiré). Entre eux naît donc une créance, qui devra être réglée par l’acheteur.
Toutefois, il peut arriver que le vendeur souhaite être payé immédiatement. Dans ce cas, le vendeur va avoir recours à une lettre de change.
Il va ainsi créer une lettre de change, entre lui même et l’acheteur.

Quels intérêts pour par exemple une entreprise et un fournisseur d’avoir recours à la lettre de change?

En tant qu’instrument de paiement, la lettre de change permet à une entreprise d’éviter à avoir de transporter du cash afin de régler une créance. Nul besoin d’avoir recours à d’ énormes valises pleines de billets pour prendre une image d’Epinal.
La lettre de change permettra ainsi une sécurisation des transactions entre une entreprise et ses fournisseurs. Ce qui a son importance en matière de preuve du paiement. En effet, la lettre de change va consister pour une entreprise à matérialiser une créance, qui pourra par la suite être escomptée auprès d’une banque, en vue d’une mise à disposition immédiate des fonds.

Ainsi, prise comme instrument de crédit, la lettre de change lorsqu’elle est escomptée va permettre d’obtenir un crédit auprès d’un banquier, qui mettra le montant de la créance directement entre les mains du détenteur de la lettre de change.

Paiement rapide, sécurisation des transactions, garantie de paiement: la lettre de change présente des intérêts économiques et financiers certains.

Pour être valable c’est-à-dire pour produire ses effets, la lettre de change devra respecter des conditions de fond et de forme (art. L511-1 et s. C. com).

Il ne faut enfin pas oublier que les entreprises ont à leur disposition d’autres instruments de crédits et de paiement. Le billet à ordre, le bordereau de cession de créances professionnelles, les cartes de paiement ou encore le chèque. Ils permettent eux aussi d’effectuer des transactions importantes de ma manière rapide et surtout sécurisée.

Autant d’instruments divers qui répondent à des besoins différents des entreprises.

Article rédigé pour Tonus Eco

Par Adrien Ramelet - Publié dans : Droit
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Dimanche 9 décembre 7 09 /12 /Déc 16:10

Toute petite ou moyenne entreprise peut un jour choisir de développer son activité et de fait avoir besoin de nouvelles ressources. Outre les moyens traditionnels d’investissement, l’entreprise peut choisir de procéder à une augmentation de capital. De quoi s’agit-il?

Pour être plus précis, une augmentation de capital consiste pour une entreprise à augmenter le montant de son capital social. À cette fin, il existe divers moyens permettant d’augmenter le capital social.

La création d’actions nouvelles.

Pour augmenter le montant du capital social, l’entreprise peut tout d’abord créer de nouvelles actions. Pour être plus exact, on parle de souscription de parts sociales en numéraire, tel que précisé à l’article L223-32 al. 1 du Code de commerce dans le cadre de la SARL.

Concrètement, en échange de nouveaux apports en numéraire, l’apporteur des fonds va se voir remettre des parts sociales nouvellement créées. Apport en numéraire contre souscription de parts sociales.

À noter que dans une Société Anonyme et conformément à l’article L225-132 du Code de commerce, les associés déjà présents au sein de la société bénéficient d’un droit préférentiel de souscription leur permettant de souscrire les nouvelles actions créés lors d’une augmentation de capital. Dans ce cas, le poids des associés actuels est renforcé.

Dans le cas contraire, à savoir l’arrivée de nouveaux actionnaires, il y aura dilution d’actionnaires.

L’augmentation de capital n’est réalisée que lorsque les fonds sont mis à disposition de la société. Toutefois, l’augmentation de capital peut être réputée réalisée avant même le versement des fonds (Pour un panorama complet: Rev. soc 2008, n°4, p.731, Barrière.)

En sus d’apports en numéraire, de nouvelles actions peuvent être créées par des apports en nature. À ce titre, les dispositions applicables à l’évaluation des apports en nature s’appliquent (art. L223-9 C.com).

L’utilisation des ressources existantes .

Dans beaucoup d’entreprises dites familiales, les associés sont souvent réticents à ouvrir le capital de la société et peuvent ainsi décider d’incorporer les bénéfices ou les réserves. Il s’agit d’une opération comptable par laquelle les réserves sont transformées en capital. Dans le cas des bénéfices l’incorporation est immédiate. Là encore de nouvelles actions peuvent être créées et les associés actuels peuvent recevoir des titres résultant de cette augmentation de capital.
Dans ce cas la décision d’augmentation de capital par incorporation des bénéfices ou des réserves doit être << prise par les associés représentant au moins la moitié des parts sociales >> dans le cadre d’une SARL (art. L223-30 C.Com).

Le cas de la fusion.

Une augmentation du capital social peut enfin procéder d’un apport de titres provenant d’autres sociétés. Tel est le cas lors d’une fusion. Les titres apportés sont ainsi intégrés au capital social de l’entreprise.
Dans le cas d’une fusion-absorption, les apports de la société absorbée (en l’occurrence des titres) seront rémunérés par des titres nouveaux créés par la société absorbée.
Une telle opération s’est ainsi déroulée lors de la fusion entre GDF et Suez.

Les décisions d’augmentation du capital social doivent dans tous les cas être prises par l’assemblée générale extraordinaire des associés.

Ainsi, en décidant d’augmenter leur capital social, les sociétés commerciales peuvent-elles investir davantage ou encore sécuriser leurs fonds propres et permettre ainsi de d’accélérer le développement de la société.

Article rédigé pour Tonus Eco

Par Adrien Ramelet - Publié dans : Droit
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Etudiant en droit des affaires à Strasbourg.

 

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